Au début...

J'ai viré toutes les conneries que j'avais pu mettre sur ce blog, c'était vraiment du gâchis d'espace...

Vous êtes donc à la première page de mon journal intime: ici, je publie ce que je veux, je ne respecte aucune gle, aucune limite et aucune contrainte.

P
ostez des com' si ça vous chante, mais évitez les trucs méchants svp, j'ai vraiment pas besoin de ça...
E
t n'oubliez pas, vous êtes ici chez moi...

# Gepost op woensdag 27 september 2006, 14u52

Gewijzigd op vrijdag 01 februari 2008, 03u50

Loup

Loup
Seul, perdu aux confins d'une sombre et gigantesque forêt
Le
loup avance.
La so
litude qui hante sa demeure a déteint,
L'a
transformé.
Dans u
n monde sans couleurs ni chaleur,
L
e Loup avance.
Lu
i-même ne sait pas ce qu'il cherche, ce qui l'attend.
Au
coeur de la nuit,
Comme la flamme d'une bougie, etoufdans l'obscurité,
Le Loup avance.
S
on coeur cogne contre ses côtes, l'air gonfle ses poumons,
Il
se sent vivre.
Po
urtant, les ténèbres encerclent son coeur et, peu à peu, s'en emparent.
La Lun
e, se teintant de ses reflets d'ombre et d'argent les plus majestueux,
Reste silencieuse, impuissante, son enfant seul, perdu, errant entre les arbres.
Le dô
me de la forêt se referme, isolant de la vie cette âme, enveloppe de chair.
Ar
rive un autre être.
Sous c
ette voûte de feuillage qui leur fait comme un toit,
Le Lou
p avance toujours, automate parfaitement reglé.
Calme
ment, sans précipitation.
Et
l'ignorance brille dans les yeux de l'Homme, ses mains se crispant convulsivement.
Compréhension
, détermination, dans les yeux du Loup.
Là, à l'abri
des regards, a lieu une rencontre, deux destins étroitement enchevêtrés.
Rouge, comme la
vie qui pulse en eux, comme le sang du Loup, répandu sur les feuilles.
Une couleur subtile, délicatement ourlée de noir.
L'u
n reprendra sa route, l'autre retournera à sa demeure.
Sous le dôme des
arbres, déjà, le sang du Loup se caille.
Loin, l'aut
re avance, la forêt derrière lui entamant son chant de deuil et de souffrance,
La Lun
e parée de ses plus beaux atouts.
Mais
plus loin encore, le Loup avance de nouveau, laissant,
Avachi telle une
loque sur le tapi des feuilles, son manteau de douleur,
Trempé des lar
mes versées par son coeur.
Etincela
nt comme une étoile dans la nuit, le Loup avance,
Lib
éré de tous poids, silencieusement et sans hâte.

Pourtant, qui pleurera la mort de Loup?
Y aura-t-il quelq
u'un, seul être même, qui ressentira les échos de sa chute silencieuse?

# Gepost op woensdag 31 januari 2007, 12u31

Gewijzigd op vrijdag 01 februari 2008, 03u52

Le Carnaval des Jouets

Le Carnaval des Jouets
A l'ombre des étagères poussiéreuses,
Parmi toutes ces couleurs tâchées dans les nèbres,
A lieu le carnaval des jouets.
C'est fou, c'est effrayant, dle, ridicule et mentiel;
Le carnaval des jouets.
A l'ombre de cette pièce depuis longtemps désere,
Les clowns, tristes ou joyeux, éxécutent leur affolant, leur incessant ballet.
Entre les serpentins et les confettis qui semblent jaillir de leur costume barios,
H
arlequin et Pierrot répétent leur numéro, automates d'une machine parfaitement réglée.
A chaque nouvelle repsentation, ils semblent redécouvrir ces choses que nous avons tant vues, tant entendues...
les deux extmes, se mêlant pour ne plus être qu'un, juste équilibre de la balance,
Les jumeaux d'or et d'argent.
T
andis que les ours en peluche se dandinent tristement de droite à gauche en un mouvement imperturbable,
L
es gracieuses poues prennent le thé.
le carnaval des jouets, dans cette piéce serte depuis longtemps abandone;
Chambre d'enfant personne ne vit plus vraîment,
Mais où tout est res, intact,
Comme figé dans l'obscurité, éclairé par le seul Carnaval,
S
es couleurs, ses prestations.
mais loin d'illustrer une quelconque allégresse,
S'en dégagent des ondes d'infinie solitude,
Comme un ennui, meub par le silence,
Et toujours le Carnaval des Jouets,
Litanie, nostalgie, souvenir perdurant,
Mais sombrant, malg tout.
A
l'ombre de cette pce confinée, exigüe,
Tout se meurt en douceur, en couleurs.
Quel enfant a quitté sa chambre ?
P
eut-on tout arrêter sur une idées, un battement de coeur ?
Sur le lit d'une pièce uniforment blanche,
U
n Enfant,
Ro
ulé en boule, vit d'introspection.
Lo
in dans les méandres de son esprit,
A
l' ombre des cyprés qui lui font comme un toit,
I
l assiste en spectateur, assis sur le sol gris de poussière,
A l'éternel carnaval des jouets,
Pa
reil à une nostalgie, une fatalité....

# Gepost op woensdag 31 januari 2007, 12u54

Gewijzigd op vrijdag 01 februari 2008, 03u53

Roses

Roses
Pour toi, mon amour,
ces quelques
roses, symbole de passion.

Quelq
ues fleurs,
Fixe
r le temps sur une feuille blanche.

Quelques mots
, écrits à l'encre noire;
Ce mond
e en noir et bleu, en noir et blanc,
Où je contem
ple seule l'horizon, en cet instant.

Ces roses sa
ns tige, cadavres couleur "opéra",
Si nobles, ple
ines et entêtantes,
je te les ofr
re, à toi mon amour.

Pour toi, l
'éclat argent de la Lune se reflétant sur mon poignet blanc,
Si pâ
le en cet instant.

la nuit porte
conseil; nuit d'encre noire,
M'a
veugle, m'étouffe.

je n'ai pas s
u te fixer sur moi, avec le temps tu es parti,
Et
voilà la nuit;
F
euille de papier blanc dans l'obscurité profonde;
Tâchée, souillée.

Pour toi, mon
amour, cet hydromel d'un rouge sâle,
Sirupeux, en
core tiéde.

Nost
algie de nos journées se reflétant sur mon poignet blanc;
La tête
rejetée vers l'arrière, je scrute les cieux de mes yeux aveugles;
"You roam in the black darkness."

Mes mains en c
oupe dégoulinent, débordantes de fleurs dont le vie suffoque;
Mon
être sur un plateau écarlate.

Po
ur toi, mon amour, mon coeur arraché,
Me voilà evi
scerée.
Mon sang
qui jaillit de mes poignets ouvets,
Déchirés par
ta cruauté, voie ce que tu as fait;
Eclat de Lune
acéré sur le sol.

Organe visque
ux que retiennent mes mains en coupe;
Sans forces,
mon réceptacle qui se brise,
Mon
coeur qui roule dans la poussière.

Perdue, j'er
re dans les noires ténèbres;
Feui
lle blanche tâchée, souillée.
Noy
ée de sang, noyée d'amour;
Statut
de craie, lentement imbibée;
Un
monde en noir et rouge, en noir et blanc.

Pour to
i, mon amour, mon coeur en sacrifice, mon âme immolée entre tes mains;
Rose bleue
fânée, disloquée dans les ténèbres par ta cruauté.
Douleur et apai
sement.
Eternité.

# Gepost op woensdag 31 januari 2007, 13u19

Essence de Térébenthine

Essence de Térébenthine
Etendue sur mon lit de douleur, mouchoir rouge auréolé de rouge,
J'admire le sang des gleuls dont les visages s'offrent à mes yeux éperdus.

Sentiments ?
Perdue parmi les ombres, étouffée par un manteau de brume,
Les images perdurent et une horloge fait écho à mes oreilles.
« Sa » cruelle présence se fait plus que jamais ressentir.
Personnifiée, cette invisible entité jète un voile d'illusions devant mes yeux enfantins.
A
l'innocence larée se succède l'âpre désespoir,
Ballet incessant se répétant jusqu'aux dernres lueurs du jour.

Les couleurs, si claires jusqu'alors, se mettent à couler en torrents,
Se noyant en un même absolu, maître de tous qui sur moi se pencha, m'avala,
Pour ne me laisser qu'une immense fatigue ;
Lassitude.

Euphorie inquiète se répandant encore autour de moi,
Nu
age d'hésitation.

En ce pays où le silence est d'or,
Sol
itude est ma compagne.
A
lors que les aiguilles du temps tournent à l'infini,
Mon
sang, enfin, se tarie.
P
anache odorant répandu en un voile carmin autour de mon corps immaculé.
Me l
aissant porter doucement, je laisse le noir remplacer lentement les couleurs,
Go
mmées par touches,
Comme à l'essence de Térébenthine.

# Gepost op donderdag 01 februari 2007, 05u49

Gewijzigd op donderdag 01 februari 2007, 06u02