De verre, de chair, quelle importance lorsqu'on meurt dans le Noir ?

De verre, de chair, quelle importance lorsqu'on meurt dans le Noir ?
Poupée de verre, poupée de chair,
Docile, fragile,
Rangée au fond d'une boîte.
Attendant un écho, un geste.
Paraître,
Docile, fragile,
Ne pas broncher, ne pas bouger,
Q
ui peut prétendre ne rien sentir ?
Dans son cercueil de pierre,
Docile, fragile,
Sans broncher, sans bouger,
A ta merci.
Que peux-tu vouloir d'autre ?
Qu'y a t-il que tu n'aies déjà pris ?
Disloquée, démembrée,
Qu'est-ce que cela ?
V
os regards, qu'ont-ils vu ?
Sinon qu'une poupée maquillée, fardée, habillée,
Toute de noir vêtue.
Que voient vos yeux qui illustre une quelconque valeur ?
Poupée de verre, poupée de chair,
Vidée de ton sang, étendue, par terre,
Qu'attendre sinon une liration ?
Le moment où enfin, tout se figera, tout s'estompera.
Pour ne plus être, enfin.
Une robe, des étoiles et des ciseaux pointus.
Déchirée, démembe,
A la merci de tes coups, de tes lubies,
Que cherches-tu que tu n'aies déjà pris ?
Poupée de verre, poupée de chair,
Voilà tout ce que tu es,
To
n Enfer,
To
n Eternité.

Que faire, sinon,
Mo
urir,
Sa
ns souffrir,
Juste partir,
Et n'en jamais revenir.
3
mm, 2 mm,
L
e monde ne cessera jamais de tourner,
Les gens de marcher.
P
as pour toi, pas pour moi...
Qui
suis-je si tu n'es pas ?
El
égant amalgame de rouge et
Noir,
C
omme les ténèbres autour de ton c½ur quand le sespoir lentement l'envahit.
C
omme ton âme, tonur,
Souillé, déchi,
En
lambeaux, mis de côté.
Quelle importance ? Bientôt tout sera terminé.
2mm, 1 mm,
L
a Mort qui avance,
Sans se presser, sans t'effrayer,
Comme une ombre bienveillante qui sur toi se pencherait.
Tout se dessine, tout redevient clair, tu peux enfin respirer.
1 mm,
Tout est si lent, tout est si lourd,
U
ne chape de plomb sur tes épaules
Fragiles, Graciles,
Que suis-je si tu n'es pas ?
M
oi je sui là, toi tu es moi.
Poupée de verre, poupée de chair,
Quelle issue sinon celle-là ?
C
'est là, c'est froid.
Ca
glisse, ça brûle.
Et mon sang, et tes larmes.
S
ous toi le sol, moi étendue,
Disloquée, démembrée,

Où étiez-vous ?
Au fond de mon coffre j'ai attendu,
A
vec une robe, des étoiles et des ciseaux pointus.
Tout cela n'est plus,
Tout cela n'existe plus.
Etendue sur le sol poisseux,
Disloquée, démembrée,
Vestige de ce qui aurait pu,
Cadavre froid,
Clo au sol,
Sans justice, sans artifices.
Poue de verre, poupée de chair,
Quelle importance lorsqu'on va mourir dans le Noir ?

# Posté le jeudi 01 février 2007 06:08

Modifié le samedi 12 mai 2007 11:42

Les yeux bandés, les mains sur les oreilles, mes lèvres closes; silencieuse introspection...

Les yeux bandés, les mains sur les oreilles, mes lèvres closes; silencieuse introspection...
Cassée, brisée et si seule...
Mes
deux mains jointes sur mon c½ur,
C
omme par peur qu'il ne se décroche,
Terrassé par
quelque foudroyante maladie orpheline...
Effondrée,

Comme une poupée
, chiffon jeté au hasard,
Sur ces
sièges artificiels, ouverts d'un coup de cutter.
L
'ouvrir d'une coup de cutter, la vanne de mes larmes.
Indomptables
et pudiques, elles se refusent à vos regards,
Que m
e voulez-vous ?
Laissez-moi, vous n'aurez rien de moi,
Je sui déjà
morte ; cassée, brisée et si seule...
Je me répand
s, effondrée, me liquéfie, flaque de larmes,
Mare d
e sang.
Mon âme d
échirée, en lambeaux,
Une loque c
rasseuse sous un drap de soie...
P
artie si loin, mon âme encore vive, mais si LOIN...
Mon âme en voya
ge est partie,
Qu
and me reviendras-tu ?
Comme si ja
mais rien n'avait été dit,
Oubli
? ne me dis pas que tu ne sais pas...
Comme si jama
is notre lien n'avait existé,
Comm
e si nous étions déjà mortes...
C
assée, brisée et si seule,
Déjà co
mme morte, sans vous...
Ne me lais
sez pas, ne me dites pas que vous ne savez pas...
Mes deux mains, jointes vers le ciel en une priére,
Mon c½ur terras
sé,
Se décomposan
t déjà sur le sol froid,
Masse san
guinolente et inerte,
Comme si nou
s étions déjà mortes...
Plus rien
ne compte alors ?
Ouvrir, d'un co
up de cutter,
La
gorge de la vie, elle m'a trahie cette traîtresse...
Couper d'un se
ul geste,
Notre l
ien, mon âme en miettes,
Mon sang,
indomptable, enfin libéré de toute contrainte...

Mais je suis déj
à morte,
Alors qu
elle importance ?

# Posté le jeudi 01 février 2007 07:29

Modifié le jeudi 01 février 2007 08:10

Secret

Secret
Si tu es arrivé jusqu'ici,
Tu d
ois déjà en connaitre un bout sur ma vie...
Je
t'ai accueilli ici, dans mon jardin aux fleurs trop vives, fânées...
Mais n'oublie pas,
Tu
es ici chez moi,
Fenêtre ouverte sur mon horizon, un endroit
En
lequel je t'invite à te poser, le temps de quelques lignes.

Pou
r un instant, un moment,
D
e moi à toi...
Chu
chotement à tes oreilles...

M
ais n'oublie pas, tu es chez moi,
It's a secret, my....secret scar...

# Posté le samedi 10 février 2007 08:00

Chute

Chute
Les yeux bandés, tu parcours le chemin incertain de l'école de la vie.
Tât
ant et testant, insouciante Innocence.
Volée et d
épouillée, aveugle Cruauté.
L'éclair
dans les ténèbres, où tombent les barrières,
Se bâ
tissent les certitudes en un empire éthéré, sublimé.
Dans cet
te large pièce aux murs encrassés, effluves de Pureté.
A la ta
ble ; mets, entremets et boissons sont disposés,
Tes yeux brillent comme des étoiles, festin tentateur, invite à la débauche qui s'offre à eux.
Vie
nt alors l'Abandon ardemment désiré, festin des sens, sensuelle orgie du corps et de l'âme.
L'écla
ir dans les ténèbres, terrasse ton c½ur qui s'arrête alors que ton corps s'effondre, ton empire balayé ;
La pou
rriture qui glisse entre tes doigts encore serrés, te dévore de l'intérieur, vicieux.
Fuir tout cela, cette pièce dont tu n'as pas la clé, cette sensation d'étouffer.
Dans
cette pièce aux murs écarlates, criards, et aux lumières glauques, la vie prend des teintes rouges, lueurs de folie sur le marbre froid.
L'éc
lair dans les ténèbres, déchire ton âme, immole les lambeaux de ton c½ur agonisant.
Eti
ncelle vif-argent foudroyante qui parcourt ton corps groggy, la pierre froide sous ta tête, tes yeux arides aveuglés.
To
n corps inerte, convulsé par le désir de pleurer
I
nsouciante Innocence, déchiquetée et souillée,
To
n sang qui se répand barbouillera les murs, parfum de Pureté...
O
ubliée, désarticulée, tes larmes où se lave et s'abreuve ta seule amie,
Alors
que ton corps sombre dans les ténèbres, son nom luit doucement,
Mortelle, douce, traître et chaude,
Son
nom est dépression...

# Posté le samedi 17 mars 2007 10:29

Modifié le dimanche 18 mars 2007 05:57

Infection

Infection
Mon c½ur au bord des lèvres, je le vomirai devant moi dans un flot de bile et de sang...
Po
urquoi tu me regardes ?
Qui t'as permis de me juger ainsi ?
V
ous me rendez malade, avec vos jugements et vos préjugés,
Ils
brisent l'hypothèse et le vrai, les souillent et les noient.
Ec
artez-vous de moi ! Vous me rendez malade...
J'
ai froid, je tremble, immobile...
Ce
goût immonde dans ma bouche,
E
ntre la mort et la putréfaction,
V
ous me rendez malade et me rongez...
Cancer
vicieux, gangrène croissante,
Votre
présence m'infecte et me tue...
Eca
rtez-vous de moi !
Pa
rtez tous, loin, vite, instamment,
Vous me
rendez malade et me tuez, lentement...
Je s
uis piégée, mon corps brisé, se noie...
Lai
ssez-moi !
Je vous étoufferai de vos préjugés,
Je vomirai mon sang gangrené,
Désemp
arée et impuissante,
J'ag
onise tout doucement,
Vous me
rendez malade et me tuez...
Partez
.

# Posté le samedi 17 mars 2007 10:44

Modifié le samedi 12 mai 2007 11:40