Mon coeur affolé battant contre tes mains.
Frêle oiseau dans cet étau,
Lente agonie, séche, blanche.
Mes aîles clouées au sol, et la terre froide contre ma joue,
Une âme partant en lambeaux, ma raison s'effrite,
J'éttouffe, je meurs, un poignard planté dans mon coeur...
Du sang, du sang partout, mes mains en sont couvertes, le cutter aussi...
Laissez-moi, ne me touchez pas,
J'ai trop mal, comme rongée par l'acide.
Diaboliques, traîtresses,
Tes mains qui fouillent mon coeur, plaie béante sur ma douleur.
Tu chuchotes à mon oreille cette incessante litanie,
Tu m'as bien eue, le chasseur chassé...
Mon âme part en miettes sous ton indifférence,
Je m'effondre, j'agonise,
Hurlements silencieux qui emplissent l'espace...
Ta douleur était factice n'est-ce pas?
Tu m'as bien eue, Le chasseur chassé...
Une maladie me terrasse, elle porte ton nom,
Mon sang se répand à présent, absorbé par la terre froide.
Je me consumme et disparais,
Ombre parmi les ombres,
Lentement immolée par ta trahison.



